Préparation au bac : gérer l’avant et le pendant

Lors de l’approche des épreuves du baccalauréat tout le monde y va de ses bons conseils. On retrouve toujours les mêmes recommandations : ne pas s’y prendre à la dernière minute, se faire des fiches résumés puis durant l’épreuve bien lire tout l’énoncé et bien rédiger etc.
Sortons des sentiers battus et donnons nos quelques conseils plus méconnus dont l’efficacité peut être redoutable…

Avant les épreuves

Évidemment, il est important de bien connaître son cours (voir ci-dessous comment le travailler) et de s’être suffisamment entraîné sur les exercices, tout le monde s’en doute.  Mais concrètement, comment s’organiser ?

1°) Première approche
Commencer à travailler thème par thème, pour le cours comme pour les exercices, quitte à se faire un planning de révisions.
Pour le cours :
* les habituelles fiches résumés
* le lire à haute voix (favorise l’assimilation par l’utilisation de la mémoire auditive)
mais avant cela… il y a plus important à faire car un cours de mathématiques ne se travaille pas via une simple lecture. Un cours de mathématique se travaille par une démarche active. Autrement dit, on prend une feuille et un crayon et on essaye de refaire tous les exemples et toutes les démonstrations (sans trop vite regarder les solutions). C’est cette étape qui est souvent négligée par les candidats, faute de temps !
Essayer, par ailleurs, de comprendre les formules et les théorèmes en profondeur, de leur donner du sens, sans bêtement les apprendre par cœur. S’interroger sur les hypothèses de tel ou tel théorème, quelles sont leurs raisons d’êtres, dans le cas où elles ne seraient pas satisfaites, chercher des contre-exemples (c’est un excellent exercice).
Puis, travailler thème par thème les exercices (pour cela, consulter nos banques d’exercices sur les questions-type-bac).

2°) Pour les candidats qui visent l’excellence
Dans un deuxième temps et seulement dans un deuxième temps, on peut s’attaquer à des problèmes de synthèse qui font intervenir plusieurs notions simultanément. Noter que ce genre de problème n’existe quasiment plus au bac ; certes on peut voir des exercices portant sur les probabilités et les suites ou sur les nombres complexes et les suites mais il s’agit plutôt d’empilements de notions que de synthèses. En clair, si vous avez travaillé parfaitement toutes les questions-types, vous êtes déjà prêt ! Sauf si vous êtes un candidat visant l’excellence (note > 18), il vous reste à travailler :
* les ROCs (restitutions organisées de connaissance), voir ici ;
* vous entraîner sur des exercices faisant intervenir des tâches complexes : voir ici.

3°) Apprendre à rédiger
Les mathématiques, ce ne sont pas que des calculs à la suite. Il y a toute une démarche qu’il faut savoir expliquer en français. Pour cela, nous vous proposons un test tout simple à réaliser. Le résultat sera spectaculaire. Travailler à deux ou plus sur un même exercice. Commencez par chercher individuellement une solution sans vous concerter puis rédigez-là par écrit. Ensuite, échangez vos productions et essayez de comprendre ce qu’a fait votre camarade… Examinez sa solution d’un œil critique et qu’il en fasse autant de la vôtre… Là, vous allez vraiment prendre conscience des lacunes de rédaction et d’explication que contient votre travail. La prise de conscience est une première chose, mais ensuite, deuxième chose, comme remédier à ce problème et progresser ? Voir ci-dessous, les conseils « Faciliter la tâche de l’examinateur ».

Pendant les épreuves

1°) La prise de connaissance du sujet et son analyse
Survoler rapidement tout le sujet afin de repérer l’exercice qui vous inspire le plus. Commencer par celui-là, ça vous mettra en confiance !
Ensuite, lire attentivement tout l’énoncé de l’exercice que vous abordez. Particulièrement les hypothèses et les dernières questions. C’est dans ces dernières questions que sont souvent dévoilés le ou les objectif(s) de l’exercice. Il vous faudra bien garder présent à l’esprit ces objectifs, ça vous aidera à réaliser les questions intermédiaires.

2°) Le brouillon
Commencer à traiter l’exercice au brouillon. Vous devez être sûr de votre démarche et de vos calculs avant de les rédiger au propre (et cela vous évitera les ratures et l’emploi abusif de « blanco » que les examinateurs détestent…). Pensez à vérifier/contrôler les calculs qui s’y prêtent à la calculatrice (le cas échéant) ce qui nous amène au point suivant…

3°) La calculatrice
Si la calculatrice valide votre réponse, vous gagnez du temps puisque vous n’aurez pas à relire ce passage ; si la calculatrice invalide votre réponse, vous savez déjà qu’il y a un souci quelque part à déceler. Prévoyez une calculatrice dont vous êtes familier pour ne pas perdre du temps avec son utilisation ; pensez également à mettre toutes les parenthèses nécessaires ! Par exemple si on veut calculer l’image de -3 par la fonction f définie par f(x) = ln(1-x) / (x² + 2x + 5), il faut taper : ln(4)/((-3)²+2*(-3)+5).
Prévoyez des piles neuves et une calculatrice de rechange dans votre sac au cas où !
Et une dernière précision sur ce sujet : n’oubliez pas que si certaines calculatrices affichent des résultats de façon formelle (dérivée, calculs avec le nombre i etc), vous devez impérativement préciser les calculs détaillés sur votre copie !

4°) La rédaction finale : FACILITER LA TACHE DU CORRECTEUR !
Nous y sommes… Comment bien rédiger ? C’est très simple :
* on annonce ce qu’on va faire. (Genre : « démontrons que » ou « développons l’expression suivante » ou « calculons la dérivée de f » ou « étudions le signe de … » etc.)
* on articule. Chaque étape de votre calcul ou raisonnement doit être articulée avec des mots clés. (Genre : « donc » ou « or » ou « par ailleurs, on a vu dans la question 2)b) que… » ou « on en déduit que » ou « d’après le théorème de… » ou « en développant, on obtient » etc.)
* et enfin, on conclut soit par une phrase soit en encadrant votre résultat final.

Vous pensez avoir tout compris ?
Terminons par les erreurs à éviter absolument !
* écrire tout petit, ou en pattes de chat, ou tout tassé ! À proscrire. Il faut aérer votre copie.
* ne pas numéroter les questions : rédhibitoire !
* morceler la solution d’un exercice avec plein de renvois ! À éviter. Si vous ne savez pas faire une question, mieux vaut laisser un blanc sur la copie et revenir le compléter ultérieurement.
* manquer d’honnêteté ou de franchise ! Très mal vu ! Si vous ne savez par faire une question, dites que vous admettez le résultat afin de poursuivre la question et n’essayez pas de gruger. Les correcteurs ne sont pas dupes, ils repèrent très vite les calculs magouillés contenant plein d’erreurs à chaque ligne et se terminant miraculeusement par le bon résultat. Évitez !
* laisser des incohérences flagrantes (genre un tableau de variations avec une fonction décroissante qui tend vers l’infini… ou la profondeur de la piscine est de 0,00056 mm). Si vous avez un résultat incohérent, signalez-le sur votre copie. Le correcteur appréciera votre esprit critique.

Sur ce, enjoy !

2 réflexions au sujet de « Préparation au bac : gérer l’avant et le pendant »

  1. J’ai fait l’expérience de l’échange de « copies » avec une copine et oui, on se rend bien compte que la rédaction c’est important !

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