Archives pour la catégorie Articles

J – 30 !

L’échéance approche ! Plus qu’un petit mois avant vos épreuves de maths !

Est-il trop tard pour réviser ?

Non ! On peut encore faire beaucoup de choses en un mois ! Mais il ne faut pas attendre la dernière semaine car avec le stress grandissant, il est de plus en plus difficile de faire un travail de fond. C’est donc maintenant ou jamais qu’il faut vraiment se mettre à vos révisions !
Consultez nos documents, ils sont parfaitement adaptés pour des révisions efficaces en un temps optimal ! Bien sûr, vous pouvez également travailler avec des sujets d’annales de bac mais vous allez vous disperser (il y a tant de sujets !) et perdre beaucoup de temps ; de plus, comment être sûr d’avoir vraiment abordé tous les points qui sont au programme ? Avec nos documents, vous avez la garantie de faire le tour complet du programme et d’aborder les questions-types qui sont les plus fréquemment posées.

Nous vous souhaitons bon courage à tous !

J – 60 !

Plus que 60 jours avant vos épreuves du baccalauréat en juin 2015 !
À cette occasion, l’équipe de question-type-bac.fr se plie en quatre pour vous accompagner dans cette dernière ligne droite !
60 jours ? Cela tombe bien, si vous êtes en terminale S, voici un document de préparation avec une soixantaine de questions « type-bac ». Cela vous fait grosso modo un exercice par jour ! C’est jouable ! Et vous serez parfaitement prêt et serein le jour J !
Consultez nos autres documents si vous souhaitez les corrigés ou des rappels de cours !
Si vous êtes en terminale ES, on ne vous a pas oublié : voici un document avec 36 questions « type-bac » pour la partie obligatoire (= spécifique) et un autre document ici avec 42 questions « type-bac » avec en plus les exercices de spécialité (graphes, matrices).

Consultez également nos conseils de préparation au bac  pour gérer « l’avant » et le « pendant » l’épreuve ; ce pourrait vous être très utile !

Bon travail !

 

Préparation au bac : gérer l’avant et le pendant

Lors de l’approche des épreuves du baccalauréat tout le monde y va de ses bons conseils. On retrouve toujours les mêmes recommandations : ne pas s’y prendre à la dernière minute, se faire des fiches résumés puis durant l’épreuve bien lire tout l’énoncé et bien rédiger etc.
Sortons des sentiers battus et donnons nos quelques conseils plus méconnus dont l’efficacité peut être redoutable…

Avant les épreuves

Évidemment, il est important de bien connaître son cours (voir ci-dessous comment le travailler) et de s’être suffisamment entraîné sur les exercices, tout le monde s’en doute.  Mais concrètement, comment s’organiser ?

1°) Première approche
Commencer à travailler thème par thème, pour le cours comme pour les exercices, quitte à se faire un planning de révisions.
Pour le cours :
* les habituelles fiches résumés
* le lire à haute voix (favorise l’assimilation par l’utilisation de la mémoire auditive)
mais avant cela… il y a plus important à faire car un cours de mathématiques ne se travaille pas via une simple lecture. Un cours de mathématique se travaille par une démarche active. Autrement dit, on prend une feuille et un crayon et on essaye de refaire tous les exemples et toutes les démonstrations (sans trop vite regarder les solutions). C’est cette étape qui est souvent négligée par les candidats, faute de temps !
Essayer, par ailleurs, de comprendre les formules et les théorèmes en profondeur, de leur donner du sens, sans bêtement les apprendre par cœur. S’interroger sur les hypothèses de tel ou tel théorème, quelles sont leurs raisons d’êtres, dans le cas où elles ne seraient pas satisfaites, chercher des contre-exemples (c’est un excellent exercice).
Puis, travailler thème par thème les exercices (pour cela, consulter nos banques d’exercices sur les questions-type-bac).

2°) Pour les candidats qui visent l’excellence
Dans un deuxième temps et seulement dans un deuxième temps, on peut s’attaquer à des problèmes de synthèse qui font intervenir plusieurs notions simultanément. Noter que ce genre de problème n’existe quasiment plus au bac ; certes on peut voir des exercices portant sur les probabilités et les suites ou sur les nombres complexes et les suites mais il s’agit plutôt d’empilements de notions que de synthèses. En clair, si vous avez travaillé parfaitement toutes les questions-types, vous êtes déjà prêt ! Sauf si vous êtes un candidat visant l’excellence (note > 18), il vous reste à travailler :
* les ROCs (restitutions organisées de connaissance), voir ici ;
* vous entraîner sur des exercices faisant intervenir des tâches complexes : voir ici.

3°) Apprendre à rédiger
Les mathématiques, ce ne sont pas que des calculs à la suite. Il y a toute une démarche qu’il faut savoir expliquer en français. Pour cela, nous vous proposons un test tout simple à réaliser. Le résultat sera spectaculaire. Travailler à deux ou plus sur un même exercice. Commencez par chercher individuellement une solution sans vous concerter puis rédigez-là par écrit. Ensuite, échangez vos productions et essayez de comprendre ce qu’a fait votre camarade… Examinez sa solution d’un œil critique et qu’il en fasse autant de la vôtre… Là, vous allez vraiment prendre conscience des lacunes de rédaction et d’explication que contient votre travail. La prise de conscience est une première chose, mais ensuite, deuxième chose, comme remédier à ce problème et progresser ? Voir ci-dessous, les conseils « Faciliter la tâche de l’examinateur ».

Pendant les épreuves

1°) La prise de connaissance du sujet et son analyse
Survoler rapidement tout le sujet afin de repérer l’exercice qui vous inspire le plus. Commencer par celui-là, ça vous mettra en confiance !
Ensuite, lire attentivement tout l’énoncé de l’exercice que vous abordez. Particulièrement les hypothèses et les dernières questions. C’est dans ces dernières questions que sont souvent dévoilés le ou les objectif(s) de l’exercice. Il vous faudra bien garder présent à l’esprit ces objectifs, ça vous aidera à réaliser les questions intermédiaires.

2°) Le brouillon
Commencer à traiter l’exercice au brouillon. Vous devez être sûr de votre démarche et de vos calculs avant de les rédiger au propre (et cela vous évitera les ratures et l’emploi abusif de « blanco » que les examinateurs détestent…). Pensez à vérifier/contrôler les calculs qui s’y prêtent à la calculatrice (le cas échéant) ce qui nous amène au point suivant…

3°) La calculatrice
Si la calculatrice valide votre réponse, vous gagnez du temps puisque vous n’aurez pas à relire ce passage ; si la calculatrice invalide votre réponse, vous savez déjà qu’il y a un souci quelque part à déceler. Prévoyez une calculatrice dont vous êtes familier pour ne pas perdre du temps avec son utilisation ; pensez également à mettre toutes les parenthèses nécessaires ! Par exemple si on veut calculer l’image de -3 par la fonction f définie par f(x) = ln(1-x) / (x² + 2x + 5), il faut taper : ln(4)/((-3)²+2*(-3)+5).
Prévoyez des piles neuves et une calculatrice de rechange dans votre sac au cas où !
Et une dernière précision sur ce sujet : n’oubliez pas que si certaines calculatrices affichent des résultats de façon formelle (dérivée, calculs avec le nombre i etc), vous devez impérativement préciser les calculs détaillés sur votre copie !

4°) La rédaction finale : FACILITER LA TACHE DU CORRECTEUR !
Nous y sommes… Comment bien rédiger ? C’est très simple :
* on annonce ce qu’on va faire. (Genre : « démontrons que » ou « développons l’expression suivante » ou « calculons la dérivée de f » ou « étudions le signe de … » etc.)
* on articule. Chaque étape de votre calcul ou raisonnement doit être articulée avec des mots clés. (Genre : « donc » ou « or » ou « par ailleurs, on a vu dans la question 2)b) que… » ou « on en déduit que » ou « d’après le théorème de… » ou « en développant, on obtient » etc.)
* et enfin, on conclut soit par une phrase soit en encadrant votre résultat final.

Vous pensez avoir tout compris ?
Terminons par les erreurs à éviter absolument !
* écrire tout petit, ou en pattes de chat, ou tout tassé ! À proscrire. Il faut aérer votre copie.
* ne pas numéroter les questions : rédhibitoire !
* morceler la solution d’un exercice avec plein de renvois ! À éviter. Si vous ne savez pas faire une question, mieux vaut laisser un blanc sur la copie et revenir le compléter ultérieurement.
* manquer d’honnêteté ou de franchise ! Très mal vu ! Si vous ne savez par faire une question, dites que vous admettez le résultat afin de poursuivre la question et n’essayez pas de gruger. Les correcteurs ne sont pas dupes, ils repèrent très vite les calculs magouillés contenant plein d’erreurs à chaque ligne et se terminant miraculeusement par le bon résultat. Évitez !
* laisser des incohérences flagrantes (genre un tableau de variations avec une fonction décroissante qui tend vers l’infini… ou la profondeur de la piscine est de 0,00056 mm). Si vous avez un résultat incohérent, signalez-le sur votre copie. Le correcteur appréciera votre esprit critique.

Sur ce, enjoy !

Faut-il mettre les TICES à la poubelle ?

Un titre volontairement provocateur dans l’espoir de lancer un débat animé. 

Nota : le texte ci-dessous est une parodie d’un texte d’Etienne Ghys (directeur de recherche à l’ÉNS de Lyon). Nous avons repris sa longue digression en l’adaptant aux TICES car nous pensons que c’est plutôt « l’enseignement du numérique pour tous » qui est une aberration et tend à former des « citoyens exécutants » alors que l’enseignement des fondamentaux et notamment de feu la géométrie développent vraiment l’esprit et forment des « citoyens savants »…

 

En préambule, pour éviter un malentendu, je voudrais dire que je suis mathématicien, et plus précisément j’utilise les outils du numérique régulièrement, et que je suis bien sûr admiratif du bel édifice que représente l’informatique, avec ses joyaux, dont les célébrissimes TICES. Cela dit, les choses ont changé, le temps a passé, et la France de François Hollande ne ressemble pas beaucoup à celle de notre nouveau président Obama (TAFTA oblige). D’autre part, nous conviendrons tous que le but principal de l’enseignement des mathématiques au collège n’est pas de former des informaticiens.

Que faut-il enseigner aujourd’hui ? Un élève qui arrive au baccalauréat a subi plus de cinq mille heures de cours en classe de 35 élèves. Il ne faut pas se cacher la face : le résultat est un échec. Pour fixer les idées, je prends l’exemple des TICES. Ce terme est sans aucun doute connu d’une vaste majorité de la population. Je serais prêt à parier qu’au moins 80% de réponses à la question « qu’évoquent les TICES pour vous ? » contiendraient Programmation ou Internet. En revanche, je suis également prêt à parier que moins de 20% de la population seraient capables de faire (correctement) un algorithme simple, et probablement moins de 5% de démontrer qu’il s’arrête. Que s’est-il passé ? Pour quelle raison ce bijou des TICES passe-t-il aux oubliettes dès que possible ? Ne faut-il pas en tirer des conclusions et se demander s’il est vraiment utile d’enseigner à tous quelque chose que presque tous s’empressent d’oublier ?

Bien sûr, les TICES sont utiles à des tas de gens, comme par exemple… les scientifiques. On pourrait espérer aussi que des ingénieurs les utilisent, mais mettre les mains dans le code devient si rare et les logiciels de conception sont si efficaces. On peut très bien vivre sans connaître Python et il y a infiniment d’autres choses plus importantes. Alors pourquoi l’enseigner ? La plupart des manuels scolaires ont abandonné l’idée même de présenter des applications informatiques intéressantes et on en est réduit à poser une question basique telle que « que fait cet algorithme ?  » sans chercher à comprendre en profondeur sa conception. Parfois, on demande à l’élève de tester l’algorithme avec un nombre, ou de le recopier dans Algobox, et de « vérifier » qu’il marche… Il me semble que l’un des rôles principaux de l’enseignement des mathématiques est d’apprendre aux élèves à distinguer une vérité indiscutable d’un point de vue, d’une opinion, ou d’une croyance. Nous pouvons avoir des idées qui divergent sur ceci ou sur cela, mais les mathématiques sont l’un des moyens de nous accorder sur un certain nombre de vérités indiscutables. Un antidote au dogmatisme, dont nous avons bien besoin. Les programmes de mathématiques actuels ont supprimé presque toutes les démonstrations. Selon moi, on a leur a substitué les TICES, en tant que tâches exécutives (il y en a beaucoup) dans le seul intérêt que de former de futurs exécutants…

Évidemment il faut faire des choix et on ne peut pas tout enseigner. Il est normal que les mathématiciens continuent d’une part à enseigner les savoirs ancestraux fondamentaux et d’autre part donner la place à tous ces nouveaux domaines de connaissance. Mezalor, comment choisir la partie des mathématiques qu’on enseigne ? Jusqu’à présent, à l’exception de la désastreuse aventure des maths modernes, on a procédé par continuité en modifiant localement ceci ou cela. Les TICES ont perdu leur panache, leur raison d’être, mais ils sont toujours là, un peu par inertie, transformés en de tristes manipulations qu’il faut sans cesse répéter et que les élèves détestent. Hélas, donner du sens au maths fondamentales ne fait pas partie du quotidien de nos jeunes, qui du coup perdent de vue l’intérêt des maths pour comprendre la base des sciences. Ne faut-il pas prendre en compte le monde dans lequel ces jeunes vivent et essayer de trouver des mathématiques qui les aident à mieux s’y retrouver ? Se repérer dans le monde, n’est-ce pas la définition de la géométrie ?

Il faut donc renforcer l’enseignement de la géométrie à l’école afin de donner un sens réel à l’activité mathématique. C’est devenu une banalité : nous vivons entourés d’objets géométriques, nos constructions architecturales, notre planète, nos objets de consommation dont il faut bien faire les plans. Les grands réseaux ont des géométries complexes dont la base est la géométrie euclidienne. Les mathématiques qui sont impliquées sont variées : algèbre, trigonométrie, analyse, équations différentielles, théorie des graphes et combinatoire bien sûr, mais aussi probabilités. Je ne propose pas bien entendu un cours structuré sur la trigonométrie hyperbolique au collège, mais il me semble qu’on peut aborder quelques points très simples et très instructifs, comme le théorème de Pythagore (que certains éminents scientifiques posent la question de la pertinence). Plutôt que d’obliger les collégiens à taper des algorithmes sans explication, ne serait-il pas préférable de les faire réfléchir aux savoirs fondamentaux ? Comment résoudre un triangle, comment calculer des aires ou des volumes, comment démontrer un alignement, qu’est-ce qu’un triangle rectangle ? Évidemment, de la même manière qu’un algorithme donné à saisir sans l’avoir conçu est une coquille vide, un théorème requiert une preuve et on ne peut se contenter de l’utiliser aveuglément.

Note de synthèse : évidemment, dans le texte original d’Etienne Ghys, l’idée n’est pas de supprimer le théorème de Pythagore mais l’auteur déplore son manque de démonstration. Sur ce point, cela fait consensus parmi les enseignants. En revanche, le texte original suggère également une vaste réflexion sur l’entrée du numérique en classe qui serait incontournable. Nous ne sommes pas d’accord. Cela fait des années qu’il est entré en classe le numérique et nous pensons que c’est lui UN des responsables de l’échec actuel. Car il a tué les fondamentaux. Un algorithme ou une figure animée sous GeoGebra permettent-ils de démontrer le théorème de Pythagore ? Non. La démarche pour réaliser une démonstration passe par l’utilisation d’une feuille et d’un stylo, faire des essais, griffonner, être patient. L’ère du numérique a fait perdre aux jeunes ces compétences. Ils passent déjà tellement de temps devant un écran à domicile, l’école doit-elle encore enfoncer le clou ou proposer autre chose ?

Ecole inversée : peut-on apprendre les maths à l’aide de vidéos ?

C’est un phénomène à la mode : beaucoup d’élèves visionnent, chez eux, des vidéos de maths pensant ainsi faire de nombreux progrès. Écueil ou panacée ? Notre analyse.

On assiste à l’émergence de nombreux nouveaux sites de vidéos, comme par exemple les bons profs qui présentent des courtes séquences vidéos sur des thèmes donnés. À première vue, cela semble séduisant : il n’y a plus qu’à se laisser guider par la voix plaisante (ou pas…) de l’orateur.  Mais cette démarche peut se révéler être un leurre si elle n’est pas associée à d’autres. Voyons les avantages et les inconvénients.

Les avantages des cours en vidéo sur le net

Un avantage presque indéniable : le son ! Effectivement, le fait d’entendre des explications au lieu de juste les lire fait travailler la mémoire auditive en complément des autres activités cérébrales. Pour certains individus, cela peut être un plus. L’activité mathématique est complexe et il est bon de jouer sur un maximum de facteurs cognitifs pour réaliser des progrès. Ceci étant dit, les apprenants qui ont besoin du son peuvent également lire un document classique à voix haute : mémorisation garantie ! (Le fait d’énoncer soi-même les choses participant encore plus efficacement à l’acquisition que de les entendre par une tierce personne).

Les inconvénients des cours en vidéo sur le net

Ils sont nombreux, hélas. Mais pas forcément fatals si on en est conscient et que l’on compense par ailleurs par d’autres activités.

  • Comme pour le piège des cours particuliers, il y a un effet pervers : certains élèves s’imaginent que, parce qu’ils ont justement visionné des vidéos, ils n’ont plus rien à apprendre sur le sujet et sont ensuite moins attentifs en classe lorsque leur professeur donne ses explications. Pire, ils peuvent avoir été initiés à une certaine méthode de résolution développée dans l’une de ces vidéos puis rejeter la méthode du professeur de classe car différente (alors que le professeur de classe a souvent de bonnes raisons, dans sa démarche pédagogique, de choisir telle méthode plutôt qu’une autre).
  • Ces sites d’apprentissage en vidéo doivent fournir très rapidement une grande quantité de vidéos afin d’avoir une certaine affluence et crédibilité. On trouve donc beaucoup de vidéos de qualités inégales. Les intervenants sont rarement des professeurs diplômés et on relève souvent des maladresses dans le vocabulaire et les explications voire des erreurs grossières. La pire des vidéos de maths qui circule sur le net est celle ci-dessous. Un condensé d’erreurs et de confusions !

Vous ne progresserez pas en visionnant de telles vidéos !!!

  • Enfin, même si la vidéo est de qualité et qu’elle apporte un complément intéressant, on ne peut se contenter de cela, notamment en ce qui concerne la démarche d’apprentissage en mathématiques. En effet, en mathématiques, pour progresser, il est nécessaire d’être actif. Visionner une vidéo passivement (ou lire un document passivement) ne suffit pas. C’est en étant confronté aux obstacles, aux difficultés, en cherchant en soi quelles stratégies mettre en œuvre pour les contourner que l’on progresse.  Il est donc nécessaire de passer par l’étape « crayon & feuille blanche » en étant seul face à soi-même.
Bilan

On l’a souvent répété ici. La démarche d’apprentissage des mathématiques est une démarche complexe qui doit se composer de différentes activités. La plus importante étant celle où l’on est soi-même en phase d’activité écrite. Les autres supports peuvent apporter un complément mais ils ne peuvent se suffirent à eux-mêmes ! Il est donc indispensable de s’entraîner sur des exercices de difficulté adaptée. Quitte à faire des erreurs bien sûr (c’est en se plantant que l’on pousse !). Par exemple, si vous êtes élèves de terminale préparant le baccalauréat, nous vous encourageons à vous « faire les dents » en essayant de résoudre, seuls (du moins dans un premier temps) nos exercices « type-bac ». Ce n’est qu’une fois que vous aurez accompli ce travail que vous pourrez consulter une correction (que ce soit sous forme de vidéo ou sous forme rédigée sur papier) pour confronter vos démarches aux démarches académiques.

 

 

 

Triangles mystiques

C’est souvent un sujet de psychose chez les jeunes (et même certains adultes) : dès qu’ils aperçoivent un triangle, ils y voient un signe cabalistique ou satanique.

Entre le bon vieux triangle mathématique, purement débonnaire et les triangles particuliers utilisés dans le symbolisme mystique et maçonnique, comment y voir plus clair ?

Nous avons essayé de faire le tri. Il y a, en effet triangle et triangle ! Ce ne sont pas tous les mêmes, tous n’ont pas la même signification ! Nous en avons recensé au moins 12, comme le triangle d’or, le triangle illuminati, le triangle sacré et bien d’autres encore ! À travers un voyage ludique allant des pyramides d’Egypte à l’île de Pâques en passant par la planète Vénus, découvrez tous ces triangles dans le document ci-dessous et devenez des experts en triangologie !

12 triangles mystiques

Ce document est, bien sûr, récréatif mais tout prétexte pour faire des maths est bon…

Cherchez l’erreur

Pour progresser en mathématiques, une bonne méthode consiste à analyser avec un œil critique certains raisonnements afin d’en détecter leur éventuelle faiblesse.

Pour vous entraîner à développer cet esprit d’analyse de façon ludique, nous vous avons concocté un petit document contenant 10 démonstrations mathématique fausses. On y prouve des égalités fausses du genre 1 = 0 ou encore 1 + 1 = 3 etc.

 C’est le quart d’heure récréatif sur question-type-bac.fr. Bonne lecture !

10 démonstrations fausses en mathématiques

Comment être plus autonome ?

Le baccalauréat semble encore loin pour les élèves de terminale. Le premier chapitre de l’année vient de s’achever, les premières notes commencent à tomber. Beaucoup d’élèves se posent la question de savoir comment ils pourraient au mieux gérer et organiser cette année scolaire.

On en a souvent parlé sur ce site : prendre des cours particuliers n’est pas la meilleure solution pour progresser, travailler avec les annales du bac non plus. Non. De plus, comme les conditions d’enseignement ont tendance à se dégrader, les cours en classe sont parfois « minimalistes » et les exercices traités sont en nombre insuffisant.
Alors comment allez-vous compenser et vous mettre à niveau ?
Si la passion pour certaines choses nous est souvent donnée au contact des autres, c’est ensuite, tout seul, qu’on la travaille. Par exemple, un musicien, s’il veut pouvoir jouer un morceau avec d’autres, se doit de travailler déjà sa partie tout seul et plus il l’aura travaillée et plus il aura du plaisir en jouant avec les autres. Idem avec un comédien qui doit apprendre son texte. C’est pareil avec tous les apprentissages : il y a un moment où on doit se retrouver face à soi-même pour progresser. Cela ne signifie pas qu’il faille être toujours tout seul dans toutes les phases d’un apprentissage, mais il est nécessaire de l’être à certains moments. C’est particulièrement vrai avec les mathématiques où l’on arrive mieux à se concentrer et à mobiliser des scénarios cognitifs sur un problème lorsqu’on est seul que lorsqu’on est sous la pression d’un regard extérieur ou parasité par une personne qui cherche à nous orienter dans une démarche qui n’est pas forcément la nôtre.

Nous allons donc ici donner quelques conseils pour optimiser ses progrès dans ces phases où l’on est seul, ceci dans le cadre d’une activité mathématique !
1°) faire le nécessaire pour vraiment être seul ; se couper de toute source de distraction (téléphone, réseau social etc) et accepter de consacrer un certain temps à l’activité en question. Vouloir comprendre trop vite est souvent l’ennemi de cette compréhension. Ce temps que l’on consacre à soi tout de suite sera récupéré ensuite. C’est comme si vous décidiez de bouquiner ou de dessiner un moment, vous n’aimeriez pas être dérangé toute les deux minutes.
2°) Opter pour la position qui vous convient le mieux ; pour certains ce sera assis, pour d’autres couché ou pourquoi pas à genoux.
3°) Se convaincre que l’objectif que vous vous êtes fixé (résoudre un problème mathématique ou comprendre une démarche dans la lecture d’un document) est à votre portée.
4°) Récapituler tranquillement et méthodiquement (pourquoi pas à voix haute) les données et hypothèses. Imprimer dans son esprit le but (mathématique) visé de la démarche.
5°) Changer de registre et expérimenter !
Il y a toujours au moins trois registres différents en maths : celui de l’illustration, celui de la formulation mathématiques et celui de la formulation en français. Par exemple, pour le théorème de Pythagore, on peut l’illustrer à l’aide de carrés sur les côtés du triangle :

pythagore

ou mathématiquement via la relation h² = a² + b² ou encore en français en disant que le carré de l’hypoténuse est égal à la somme des carrés des côtés de l’angle droit. Par rapport à votre problème mathématique, c’est pareil ; essayez de le formuler sous un maximum de registres possibles. Souvenez-vous qu’un problème bien formulé est déjà à moitié résolu !
Ensuite, expérimentez ! Par exemple, si vous avez affaire à une suite numérique, calculez ses premiers termes afin de « sentir » comment les choses se passent. Si vous avez affaire à un problème géométrique, faites des figures dans des cas particuliers ou des cas limites, cela peut aider.  Faites des essais même si cela ne vous paraît pas rigoureux.
6°) Le cœur du problème. Maintenant que vous avez bien débroussaillé le terrain, lancez-vous. Raisonnez par induction en partant de vos hypothèses. Lancez-vous dans les calculs. S’ils n’aboutissent pas, essayez de prendre les choses à l’envers en partant de la conclusion. Peu importe si cela ne vous paraît pas rigoureux pour le moment. L’important est d’établir des liens entre vos hypothèses et votre conclusion.
7°) Maintenant que ces liens sont établis, il s’agit de mettre tout cela en forme, proprement et en rédigeant. Cette ultime étape n’est pas à négliger, c’est souvent à ce stade qu’on réalise qu’il y a par exemple un cas particulier qu’il faut traiter à part ou qu’il y a une étape du calcul ou du raisonnement qui mérite d’être creusée davantage…

Voilà ! Si vous pratiquez régulièrement ce rituel face à vos exercices de mathématiques, vous réaliserez rapidement des progrès. Bien sûr, il faut commencer modestement. Si vous n’êtes pas habitué à travailler, n’imaginez-pas que vous allez pouvoir résoudre directement de longs problèmes. Il vous faudra commencer par des exercices types, plutôt courts et bien ciblés sur telle ou telle notion. Heureusement, nous avons précisément ce qu’il faut ce site, consultez nos documents et téléchargez nos exercices types. Ils sont idéalement conçus pour vous faire réaliser ces progrès que vous attendez tant !

Alors bon courage à vous et à bientôt pour d’autres conseils !

La dégradation programmée des conditions d’enseignement

En France, en 2014, les conditions d’enseignement (dans l’école publique) ont atteint un niveau désastreux, jamais égalé auparavant (dans des sens que nous allons préciser). Quasiment tous les cycles sont touchés, de l’école maternelle à l’université ainsi que toutes les disciplines. Ce désastre s’orchestre de façon combinée, en allant des programmes appauvris, inadaptés voire nuisibles à des examens totalement faussés en passant par des effectifs de classes toujours plus élevés et incompatibles avec la nature du public toujours de plus en plus hétérogène et de moins en moins impliqué. Seuls quelques établissements privilégiés (protégés ?) dans les centres des grandes villes sont épargnés…
Ce sabotage commence en général dès les plus jeunes âges avec, pour ne prendre qu’un seul exemple parmi bien d’autres, l’apprentissage de la lecture où l’on a vu (et vécu) l’abandon de plus en plus généralisé de la méthode syllabique au profit de la méthode globale. Pourtant, les acteurs sur le terrain (à l’opposé des pédagogues « de bureau ») ainsi que les neuropsychologues sont formels ; la méthode syllabique reste plus efficace que la globale :

Mais l’institution continue de promouvoir la globale… Certes, en matière de pédagogie, il n’y a jamais une unique méthode universelle qui conviendra à 100 % des individus ; chaque enseignant doit diversifier et adapter ses méthodes mais, pour la lecture, on sent comme un entêtement qui va à l’encontre de l’intérêt général… Et ce n’est pas uniquement le cas de la lecture…
Alors justement, voyons, discipline par discipline, ce qui se passe ensuite, dans l’enseignement secondaire, où les programmes sont sans cesse appauvris. Appauvrissement qui, d’ailleurs, se poursuit encore aujourd’hui avec la politique de la nouvelle ministre (cf. ici les programmes « allégés » de Belkacem)

Les disciplines les plus touchées

L’Histoire
Les spécialistes s’accordent à dire que, désormais, seule une petite partie de notre Histoire véritable est enseignée. Des pans entiers de notre passé sont cachés ou faussés. Des personnages comme Napoléon ou Louis XIV (et bien d’autres) disparaissent progressivement des programmes (voir ici, ici ou ) ; par ailleurs, on insiste davantage sur certains faits historiques qui vont ainsi donner l’impression que l’occident œuvre toujours pour la paix dans le monde et on occulte tout ce que nous ne voulons pas entendre ou voir. Concernant les deux dernières grandes guerres mondiales, seuls des clichés sont enseignés mais jamais les causes réelles (voir les nombreux travaux d’une grande historienne ici) ni les motivations (souvent économiques) des différents belligérants (nota : il y a toujours trois belligérants dans une guerre : les deux camps qui s’affrontent et le troisième qui fait préalablement monter les tensions entre les deux premiers, qui leur vend les armes, et au final qui vient « apporter la paix » ou plutôt qui vient prendre des parts de marchés dans ces pays dévastés).
Exemple typique : les jeunes d’aujourd’hui savent-ils encore qui était vraiment le général De Gaulle et quel était son combat pour la souveraineté française ? Connaissent-ils sa réelle opposition à cette construction européenne financée par des fonds américains privés ?

Les Sciences
Elles se transforment, petit à petit, en un enseignement de la technologie et des machines. On manipule, on fait fonctionner tel ou tel logiciel. Mais les fondamentaux s’évanouissent. Certains chapitres de SVT (Sciences et vie de la Terre) se transforment en une vaste promotion du système de santé et des vaccins, d’autres enfoncent le clou sur le soi-disant réchauffement climatique en faisant culpabiliser chacun d’entre nous en nous assimilant à des pollueurs. En sciences physiques, les lois sont énoncées de façon autoritaire, sans être étayées.
Exemple typique : quel bachelier peut aujourd’hui expliquer ce qui provoque la force de gravitation ? Comment des masses distantes peuvent interagir pour s’attirer ?

Les Sciences économiques et sociales
Tout comme l’histoire, cet enseignement est tronqué et seuls certains modèles économiques sont étudiés. Idem avec les modèles sociaux. Le modèle capitaliste est valorisé. On entretient le mythe que le droit de vote est le symbole de la démocratie et on assure à tout le monde que notre système est le meilleur même s’il n’est pas parfait. On valorise le modèle européen que l’on présente comme bénéfique à notre économie alors qu’il ne fait que bafouer nos droits, nous appauvrir, nous asservir et nous rendre dépendants sans que nous puissions être acteurs des décisions politiques.
Exemple typique : qui connait Thomas Sankara ? Cet homme a prouvé que d’autres modèles économiques sont viables. Malheureusement au prix de sa vie ; ces alternatives sociales sont combattues et encore moins enseignées.

Les Mathématiques
En analysant l’évolution des programmes sur ces dernières décennies, on constate que le raisonnement géométrique disparait. Il en va de même de l’arithmétique et d’une grande partie de l’algèbre et de l’analyse. La notion de démonstration est devenue obsolète. Des termes comme « appliquer » ou « mettre en œuvre » prennent progressivement sa place. Bref, on habitue l’élève à exécuter des tâches et plus rien n’est fait pour l’inciter à réfléchir sur les fondamentaux.
On voudrait des futurs citoyens exécutants plutôt que des citoyens savants ? Ça alors !

Le français
Cette discipline est peut-être moins touchée que les précédentes pour ce qui est du conditionnement culturel et social. En revanche, quel laxisme sur l’orthographe, la syntaxe et la grammaire ! À tel point que, désormais, on ne compte plus le nombre de fautes dans une dictée mais le nombre de mots correctement orthographiés ! Pourtant, à la base, le rôle d’une langue, écrite comme orale, permet aux individus de pouvoir communiquer finement. En bafouant ainsi son enseignement, ces échanges s’appauvrissent fatalement. Même la ponctuation est négligée alors qu’une simple virgule peut changer complètement le sens d’une phrase : « je me sens bien, seul sans mes amis » vs « je me sens bien seul, sans mes amis »

Notons qu’il y a également des disciplines qui pourraient se révéler bien utiles et qui ne sont quasiment plus du tout enseignées comme l’astronomie, les sciences dites naturelles, la philosophie, la psychologie et qu’il y a aussi de nombreux savoirs-faire vitaux qui sont passés aux oubliettes comme : le bricolage, la culture, l’élevage, les méthodes naturelles de soins, la cuisine. Chacun comprendra facilement qu’étant donné que de grands lobbys se sont emparés de ces domaines (notamment agronomie et pharmacopée), il a été jugé préférable que le citoyen lambda soit le moins autonome possible dans ces compétences là…

Bref, on enseigne l’ignorance et on uniformise les individus. Il ne reste ensuite plus qu’aux médias d’achever cette opération de sabotage amorcée à l’école… Finalement l’école sert essentiellement à habituer les jeunes gens à se lever tôt le matin !

La gestion des établissement scolaires et le désengagement de l’état.

À terme il n’est pas improbable de vivre une privatisation de l’éducation. L’école deviendra alors la proie de certains lobbys, notamment le lobby informatique. D’ailleurs, cela a déjà commencé depuis un moment, voir la conférence de Nico Hirtt sur ce sujet :

Par conséquent, seules les écoles les plus rentables survivront ; de nombreuses écoles fermeront donc leurs portes, notamment en milieu rural au profit de grands centres régionaux. On vit actuellement cette re-centralisation régionale avec les hôpitaux, demain ce sera le tour des établissement scolaires, notamment les lycées.
Par ailleurs, on dévalorise l’enseignement technologique et professionnel (alors que des demandes existent sur le marché du travail sur ces filières) et on scolarise à tout va dans l’enseignement général où, finalement, on ne fait que « brasser du vent ». Certains élèves, parmi les plus récalcitrants, pour lesquels aucune solution n’est trouvée cheminent ainsi jusqu’au bac (évacuation par la haut) en sabotant l’ambiance des classes sans que les acteurs du terrain ne puissent y faire grand chose.

Une laïcité radicale

En ce qui concerne la laïcité, en France, elle est « extrême » en ayant cette tendance à faire disparaitre complètement les différences (aucun signe distinctif toléré) plutôt qu’à les faire cohabiter (comme chez les anglo-saxons par exemple). En détournant les élèves (et donc les futurs citoyens) de toute sensibilité religieuse, on les détourne de facto de bon nombre de leurs valeurs traditionnelles (bon, une exception cependant : noël… faut bien soutenir la consommation… et permettre aux jeunes d’avoir leur i-machin). Là encore, l’idée est d’uniformiser les masses. Dans le même genre (et c’est le cas de le dire), cette prétendue égalité des sexes qui est affichée comme étant un principe premier et intouchable poursuit ce même but d’uniformisation ; alors que les femmes, dont la plupart souhaitent rester coquettes, ne seront pas majoritairement destinées à faire un travail de bucheron ou à mettre les mains dans le cambouis d’un moteur et les hommes ne pourront jamais allaiter leur enfant.

La formation des enseignants

Face à la massification de l’enseignement, il y a finalement de moins en moins de professeurs qualifiés dans le circuit. Des contractuels ou des vacataires viennent à la rescousse. De plus, le salaire des enseignants n’étant plus du tout attractif, les étudiants brillants qui pourraient avoir la fibre ou la vocation préfèrent finalement s’orienter vers d’autres carrières (et vu les conditions, ils ont bien raison !). L’ensemble des intervenants est finalement une sorte de masse formatée et conditionnée par le système et qui finalement enseigne sans se poser trop de questions. Ces enseignants sont souvent, inconsciemment, les premiers vecteurs d’une forme de propagande moderne intolérable.

Un baccalauréat truqué

C’est un secret de polichinelle : il y a un hiatus entre le niveau scolaire des élèves de terminale qui est devenu très faible et le niveau des épreuves du baccalauréat qui se doivent de présenter un minimum d’exigences pour rester politiquement crédibles. Bien sûr, toutes les consignes de bienveillance sont données aux jurys d’examens  pour assurer des taux de réussite toujours de plus en plus élevés afin que les ministres de l’éducation nationale successifs se félicitent d’un tel résultat (qu’ils ne manqueront pas d’attribuer à leurs actions…). Cette course effrénée aux taux de réussite toujours plus élevés a un effet pervers : les élèves comprennent très vite le mécanisme et sont de moins en moins stressés par les épreuves ; ils s’impliquent alors de moins en moins dans leurs révisions et s’y prennent, pour une grande majorité d’entre-eux, au dernier moment. À tort ou à raison ? À tort pour ceux qui envisagent des poursuites d’études ambitieuses car leurs lacunes finiront tôt ou tard par les pénaliser dans leur cursus ; à raison pour ceux qui envisagent des études courtes car, comme on l’a précisé plus haut, les contenus de l’enseignement général sont devenus tellement inadaptés qu’il est inutile de les bachoter outre mesure ; autant consacrer son temps à d’autres activités plus intéressantes et s’instruire par d’autres biais que l’école.
Bref, cet  examen ne représente plus rien et n’a qu’une valeur symbolique (et encore). C’en était tellement risible que, l’année dernière, l’institution a fait une mini marche arrière et on a vu notamment une épreuve de maths en série S un peu plus exigeante, « à l’ancienne » (voir ici)… On verra d’ici le mois de juin si cette tendance se confirme…

Le génocide des classes WIFI…

On marche maintenant sur la tête : dans de nombreux départements, le conseil général a doté les classes de sixièmes de tablettes interconnectées en WIFI. Placez une trentaine d’élèves de 11-12 ans, par ailleurs déjà tous équipés d’un téléphone gsm et d’une tablette WIFI dans une salle de 40 m² sur les murs de laquelle vont rebondir d’innombrables ondes pulsées nocives… N’y a-t-il pas là tous les éléments pour « griller » leur cerveau ?
Comment a-t-on pu en arriver à une telle hérésie ? C’est affligeant que les décisionnaires n’aient pas conscience de ces problèmes de santé qui se posent… Seraient-ils bêtes et ignorants à ce point ? Je ne le crois pas… Mais alors que cherchent-ils à provoquer avec de telles pseudo-innovations technologiques ?

Conclusion

Face à cette dégradation, on voit se développer une marchandisation de l’enseignement avec le développement d’enseignes privées (Acado***, cours Legen*** etc). C’est un marché juteux et bien des familles investissent beaucoup d’argent dans ces cours. C’est, bien sûr, encore et toujours un leurre puisque ces enseignes s’évertuent à suivre les programmes scolaires et on a vu que les connaissances fondamentales avaient disparues de ces programmes.
Alors que faire ?
Se débrouiller par soi-même !  Ne plus gaspiller ses sous ; pour cela, boycotter les grandes enseignes, la grande distribution, les grands réseaux, court-circuiter les intermédiaires. S’entraider entre amis, dans sa famille. Accéder à la connaissance via des lectures et via internet (en faisant le tri !) en fuyant les médias mainstream et la télévision ! Retrouver une hygiène de vie en privilégiant une alimentation simple, saine et naturelle (les additifs alimentaires affectent les facultés cognitives). Et concernant la scolarité en établissement public (ou agréé), il faut savoir qu’il est possible d’y échapper (scolarisation à domicile par un parent par exemple) ; pour ceux qui se décideraient à la suivre tout de même, songer à s’instruire en parallèle via d’autres moyens et en développant son côté artiste (et artisan). Bref, se prendre en main et développer son autonomie. Éviter le « zapping » imposé par les flux des nouvelles technologies et réapprendre à se poser durablement sur une activité.

JC Barbolosi

Le retour vers un baccalauréat plus exigeant ?

De la session du baccalauréat de juin 2014 en France métropolitaine, on retiendra un événement marquant : l’épreuve de maths de la série S. En effet, cette épreuve « phare » de mathématiques qui est un peu la vitrine du baccalauréat, révèle une volonté politique nette : le bac se mérite, il n’est désormais plus bradé et seuls les élèves les plus travailleurs et les plus scientifiques le réussiront.

Ce n’est pas surprenant car les années précédentes s’étaient succédés des sujets de plus en plus faciles et les critiques sur un bac bradé allaient bon train. Il fallait donc briser cette spirale descendante.

Certes, malgré des épreuves plus difficiles et plus exigeantes, la session 2014 a encore été un succès et les taux de réussite ont battu, une fois de plus, des records. C’est normal car ni les élèves, ni les professeurs n’avaient été avisés de ces évolutions, c’est pourquoi des dispositions et des « largesses » ont été décidées par les jurys d’examens. Mais désormais, la couleur est annoncée et il n’y aura plus d’excuses à l’avenir. Le baccalauréat va vraiment devenir plus difficile et la notation ne sera pas aussi large.

Chacun d’entre vous devra donc mettre en œuvre les moyens nécessaires pour atteindre ce nouveau niveau d’exigence. Heureusement, l’équipe de question-type-bac se mobilise en vous proposant des documents de préparation idéalement conçus. Grâce à nos questions-types, vous travaillerez thème par thème et vous réaliserez de gros progrès en un minimum de temps !