Archives mensuelles : décembre 2018

La fin du BAC S

Avec la réforme du BAC, horizon 2021, il n’y aura désormais plus que 2 sessions du baccalauréat série S : la session 2019 et la session 2020… Futurs bacheliers, de cette année ou de l’année prochaine, profitez-en bien !

La caractéristique principale de ce BAC S était d’instruire nos jeunes adolescents afin de les ouvrir à une culture et des compétences scientifiques larges. C’est pour cela, que chaque élève de la série S suivait, jusqu’à présent, 3 grandes disciplines scientifiques :

– les mathématiques, la physique-chimie et la SVT pour le BAC S-SVT ;
– les mathématiques, la physique-chimie et les sciences de l’ingénieur pour le BAC S-SI.

Un tel parcours permettait à ces bacheliers de poursuivre leurs études en CPGE (classes préparatoires aux grandes écoles) ou en cycle préparatoire intégré (comme le proposent certaines écoles d’ingénieurs, par exemple l’INSA) ou de s’engager sereinement dans une licence universitaire, etc.

Ce bac était réputé et reconnu même si, il faut le reconnaître,  il se dévaluait progressivement car de plus en plus de parents poussaient leur enfant dans cette voie pensant ainsi ne pas leur fermer trop de portes pour la suite.

Bref, un bachelier S actuel possède donc des bases dans au moins 3 grandes disciplines scientifiques. Ce qui est un atout indéniable pour sa poursuite d’études et également pour développer sa vision du monde, de notre monde. Mais ce temps est révolu… En effet, le BAC S va disparaître avec la réforme MATHIOT-BLANQUER. Désormais, il n’y aura plus de baccalauréat scientifique dans notre pays. À la place, il y aura quasiment autant de types de baccalauréat qu’il y a de lycéens puisque chaque élève pourra construire son propre parcours en choisissant 2 spécialités en terminale et quelques autres options facultatives. Cette idée de parcours personnalisé, en premier abord, peut séduire. Mais, restreindre les choix à 2 spécialités aura pour conséquence que nous n’aurons plus de scientifiques généralistes. Un élève qui aime les sciences ne pourra plus étudier les maths, la physique et la SVT ! Il devra se contenter de deux spécialités seulement… C’est donc bien la fin du BAC S car, dans cette réforme qui arrive, on ne retrouvera pas l’équivalent ! Un bachelier qui aura choisi des spécialités scientifiques aura donc forcément des lacunes soit en maths, soit en physique, soit en SVT. Cela pose de nombreux problèmes. D’autant plus, que lors de sa poursuite d’étude, il continuera à se spécialiser et jamais à se généraliser. Avons-nous vraiment envie d’avoir des scientifiques qui n’ont pas un socle commun minimal de connaissances ? Avons-nous vraiment envie de chercheurs hyper pointus dans leurs domaines et qui, en même temps, ignorent les interactions que pourraient avoir leur domaine avec d’autres sciences ?

Une fois de plus, l’avenir de nos enfants, qui devrait être notre priorité, est bafouée par l’institution. C’est de l’éducation au rabais. Ce futur baccalauréat continuera de s’appeler « baccalauréat général » alors qu’il le sera moins que le précédent !

A la découverte des théorèmes de Bézout

Le théorème d’Étienne Bézout (mathématicien Français, 1730 – 1783) est en rapport avec le PGCD (Plus Grand Commun Diviseur) de deux entiers a et b. Ce théorème se décline sous plusieurs versions :
• version « faible » (égalité ou identité de Bachet-Bézout)
• version « équivalence », la plus utilisée (cas des entiers premiers entre-eux)
• et une version « forte », moins connue des lycéens (description de l’ensemble des valeurs prises par les combinaisons linéaires de \footnotesize a et \footnotesize b).
Ces énoncés peuvent paraître simples en première lecture (il ne font apparaître que des additions et des multiplications d’entiers !) mais leurs significations sont néanmoins assez profondes et plus délicates à comprendre (elles portent sur la notion de sous-groupes de \footnotesize \mathbb{Z}).
Vous n’aurez cependant besoin d’aucune connaissance préalable (à part savoir ce qu’est un PGCD) pour lire cet article et pour découvrir, à travers des exemples simples, toutes les arcanes de ces théorèmes !

Partie I – Introduction contextuelle

Imaginons un site internet qui permettrait, sans frais, l’achat et la vente (au même cours) de deux types d’objets :

– des objets de type A à 14 €                        – des objets de type B à 30

• Est-il possible de réaliser une transaction de 252 € sur ce site ?
Si oui, combien d’objets de chaque type faut-il acheter ou vendre ?
(Nota : il n’est pas possible de fractionner les objets !)
• Même question pour une transaction de 2 € ?
• Et une transaction de 1 € ?
• Et une transaction de 0 € ? (autrement qu’en ne faisant rien !)

Sur un autre site du même genre, c’est le même principe mais les prix des objets sont les suivants :

– des objets de type C à 15 €                        – des objets de type D à 28

Mêmes questions que précédemment.

Savez-vous répondre à ces questions ? Comment procéder ?

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