Archives mensuelles : janvier 2017

Faut-il prendre des cours particuliers ?

Beaucoup de familles tombent dans « le piège » des cours particuliers pensant que cela sera très bénéfique. Mais l’utilité et l’efficacité de ces cours est très aléatoire et dépend de nombreux facteurs. De plus, il existe un certain nombre d’effets pervers.

Avantages des cours particuliers
  • Ils permettent un travail régulier et étalé (à condition qu’ils viennent en complément d’un réel travail personnel) ;
  • le fait d’être en « tête à tête » oblige l’apprenant à se concentrer sur les notions (mais cela peut aussi être un inconvénient, cf. plus bas) ;
  • rassure les familles.
Inconvénients des cours particuliers
  • Très onéreux ! Les tarifs varient entre 20 et 40 € de l’heure. Cela fait un coût mensuel qui tourne dans les 100 à 150 € euros (juste pour une heure de cours hebdomadaire !) ;
  • ils sont totalement inefficaces lorsque l’apprenant s’y rend « à reculons » lorsque c’est sa famille qui l’oblige à suivre ces cours ;
  • il est difficile de trouver le « bon prof » avec qui il y a un bon feeling. Il faut parfois faire plusieurs essais avec des personnes différentes pour que le courant passe bien. C’est comme trouver un bon psy ! Pas toujours évident ;
  • le fait d’être en tête à tête avec un professeur peut avoir un effet anxiogène et inhibant. On n’arrive à plus rien faire car on est sous le regard d’une autre personne qui à tendance à juger ce que vous faites (ou juger votre incapacité).
Effets pervers des cours particuliers
  • L’élève est souvent paradoxalement moins attentif en cours normal au lycée car il se dit qu’il aura son professeur particulier qui va tout lui expliquer ;
  • souvent le professeur de cours particulier critique le cours du prof normal (c’est une façon pour lui de se mettre en valeur) ce qui décrédibilise le système scolaire aux yeux de l’apprenant. Et s’il ne croit plus aux vertus de l’enseignement, cela limite fortement ses chances de progrès ;
  • beaucoup d’élèves de cours particuliers ne cherchent plus leurs exercices par eux-mêmes et attendent le cours particulier pour le chercher avec leur professeur. Au final, ils n’auront pas progressé.

 

Alors, que faire ? Quelle est la bonne méthode pour progresser ?
Savez-vous que les plus gros progrès, on les réalise lorsqu’on se retrouve soi-même confronté à ses propres difficultés ?

Nous vous proposons une méthode nettement plus efficace et surtout nettement moins onéreuse. Téléchargez nos documents sur les questions-types. Il s’agit de mini-exercices très ciblés et conçus pour vous permettre d’aller directement à l’essentiel. Ne lisez pas tout de suite les solutions et essayez de les résoudre tout seul. Vous allez vous heurter à un certain nombre de difficultés qui vous feront prendre conscience de vos lacunes. Cette prise de conscience, cela s’appelle des progrès ! En consultant ensuite les corrigés et les conseils (rédigés par des professeurs expérimentés), vous trouverez toutes les réponses à vos questions. Au final, vous avez progressé tout seul (ce qui est extrêmement gratifiant et motivant), vous avez gagné du temps et vous ne vous êtes pas ruiné !

Alors ? Vaut-il mieux payer 20 € toutes les semaines et avoir un niveau qui stagne ou payer une seule fois 20 € et vraiment progresser ? 😉

Tâches complexes au bac 2017

Selon nos informations, le sujet du bac de maths 2017 intègrera des tâches complexes.

Qu’est-ce que cela signifie ?
Cela signifie qu’il y aura dans le sujet, une ou deux questions non guidées pour lesquelles le candidat devra élaborer de A à Z tout le raisonnement.
C’est ce qu’on appelait, lors des sessions antérieures, questions avec prises d’initiatives, ou encore questions ouvertes.

Comment ces questions seront évaluées par les examinateurs ?
Ces questions comportant des tâches complexes porteront sur 1 ou 2 point(s) du barème total de 20 points. Peut-être même que ces 2 points viendront en bonus (on a déjà vu les années passées des barèmes sur 24 voire plus afin d’atteindre les taux de réussite attendus aux épreuves…)
Il est important de savoir que toute trace de recherche, même infructueuse, pourra être valorisée. En clair, même si vous n’avez pas réussi la question, il est dans votre intérêt de consigner sur la copie toutes les idées qui vous sont passées par la tête et qui vous paraissent pertinentes pour résoudre le problème posé.

Des exemples de questions intégrant des tâches complexes
L’expression « tâches complexes » ne doit pas faire peur. Cela restera une question du niveau de votre terminale et si vous avez bien travaillé nos questions-types vous n’aurez aucune difficulté à résoudre ce type de tâches.
Afin que vous voyez de quoi il en retourne, nous allons donner quelques exemples de questions.
Exemple 1 : énoncé guidé (sans tâches complexes)
On considère la fonction f  définie pour x > 0 par f(x) = x – ln(x).
1. Calculer la dérivée f’ de cette fonction. (On pourra réduire au même dénominateur)
2. Résoudre l’inéquation f’(x) ≥ 0
3. En déduire le tableau de variation de f. (On précisera la valeur des extremums éventuels)
4. En déduire le signe de la fonction f.
5. En déduire que pour tout réel x > 0, on a : ln(x) < x
Exemple 1 bis : énoncé non guidé (avec tâches complexes)
Démontrer que pour tout réel x > 0, on a : ln(x) < x
Comme vous pouvez le constater, la seconde formulation de l’énoncé est finalement plus agréable car on saisit immédiatement l’objectif tandis que dans la première formulation de l’énoncé, où tout est guidé, le candidat inexpérimenté ne voit pas forcément où l’on veut en venir. De plus, la seconde formulation n’impose pas de méthode ; il y a en effet d’autres façons de prouver cette inégalité qu’en passant par l’étude du signe de la différence.
Imaginons un candidat n’ayant pas réussi à traiter l’énoncé 1 bis mais qui illustre cette inégalité par un graphique. Il pourra espérer être valorisé.
Pour voir d’autres situations intégrant des tâches complexes de ce type voir par exemple nos questions-types n° 18 et 19 sur ce document. Comme vous pouvez le constater, nos documents préparent parfaitement à ce type de questions avec « tâches complexes ». Ces questions sont cotées [***].
Donnons un deuxième exemple en commençant par la version avec tâches complexes.
Exemple 2 bis : énoncé non guidé (avec tâches complexes)
Dans l’espace muni d’un repère orthonormal, on considère les points A(-1 ; 0 ; 2), B(0 ; 4 ; 4) et C(2 ; 2 ; 2).
Démontrer que ces trois points déterminent un plan (P) dont on déterminera une équation cartésienne.
Sauriez-vous résoudre ce problème ? Si vous avez bien travaillé nos questions-types, vous devez déjà savoir comment vous y prendre. Voir par exemple la question-type n° 40 sur ce document. Voyons maintenant comment pourrait se présenter l’énoncé guidé…
Exemple 2 : énoncé guidé (sans tâches complexes)
Dans l’espace muni d’un repère orthonormal, on considère les points A(-1 ; 0 ; 2), B(0 ; 4 ; 4) et C(2 ; 2 ; 2).
1. Calculer les coordonnées des vecteurs u = AB et v = AC.
2. Démontrer que les deux vecteurs précédents sont non colinéaires. En déduire que les trois points A, B et C déterminent bien un plan (P).
3. On note n(a ; b ; c) un vecteur normal de ce plan (P).
a. Que peut-on dire des vecteurs u et n ? En déduire que a + 4b + 2c = 0.
b. Démontrer que l’on a également a = -2/3 b.
4. On pose b = -3. En déduire a et c.
5. En déduire une équation cartésienne du plan (P).
Fastidieux non ?

Bilan
Alors ? Quelle version préférez-vous ? La version « tout guidé » au point de ne plus voir où l’on va et perdre un peu le fil directeur ou la version qui vous laisse libre de choisir votre propre cheminement ?
Nous sommes évidemment convaincus que les questions non guidées sont bien plus formatrices sur le plan mathématique. Elles vous obligent à réfléchir en profondeur, à analyser une situation, à déterminer les outils et les stratégies qui vont vous permettre de vous en sortir. Ces questions sont indispensables dans la cadre d’une bonne formation, c’est pourquoi nous en avions déjà intégrées dans nos questions-types.
Cependant, le baccalauréat reste un examen (et non un concours sélectif) où l’objectif est de vérifier que les notions de bases sont assimilées et on ne pourrait pas poser que des questions avec tâches complexes ! (Bonjour les dégâts au niveau des taux de réussite !). C’est pourquoi, il y aura toujours des exercices à « tiroirs » avec plusieurs questions successives. Apprenez à lire les énoncés en entier afin d’intégrer le ou les objectifs ! Les connaître vous aidera à mieux saisir le fil directeur des questions intermédiaires ! Dans nos questions-types, vous trouverez également des exercices guidés ! Vous devez vous entraîner à gérer les deux situations : l’une où vous êtes une sorte d’exécutant, l’autre où vous êtes autonomes et c’est bien les deux situations qui vous attendent très probablement dans votre vie professionnelle ultérieure.